CENI : Qui organiseront les élections de 2023 ?

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Les trois composantes légales chargées de désigner les treize membres à la future Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) sont clairement connues de tous. Il s’agit des forces politiques représentées à l’Assemblée Nationale et la Société Civile. La loi portant organisation et fonctionnement de la CENI accorde six (6) places à la majorité, quatre (4) à l’Opposition politique et trois (3) à la Société Civile. C’est cette dernière composante qui désignera le président de la centrale électorale. Cependant, là où le bas blesse, c’est au niveau des personnalités proposées à différents niveaux de responsabilité.

Aussitôt débutées, les tractations en vue de la désignation des membres de la CENI divisent déjà toute la société civile. Si les chefs spirituels doivent repenser leur stratégie sur la question, les organisations d’éducation civique et électorale et celles travaillant dans la défense des droits des femmes s’empoignent encore et le font savoir jusqu’au bureau de l’Assemblée Nationale.

«Ce sont des guerres de positionnement», dénoncent certains leaders de la société civile redoutant la mainmise de certains courants politiques d’influence.

En juillet 2019, les organisations d’éducation civique et électorale réunies dans une plateforme dénommée ‘Educiel’ avaient anticipé le processus en tenant des assises à la régulière dans les installations de la Commission d’intégrité et de médiation électorales (Cime), question d’échapper à toute suspicion susceptible d’entacher la neutralité du processus. D’après l’un des responsables de cette structure, Kiomba Dibwe ayant fait le compte-rendu aux médias (le jour même), trois candidats s’étaient dégagés du lot constituant ainsi le ticket à présenter à l’Assemblée Nationale pour entérinement.

Curieusement, pas plus tard qu’il y a un mois (juillet 2020), un autre acteur de la même plateforme va s’insurger contre la procédure ayant présidé à l’élection des sieurs Ngongo Mbayo Simaro, Bisambu Mpang’de Gérard et Mushagalusa Cirhuza Dieudonné, tous trois élus une année auparavant. Le procès-verbal de ladite élection sera attaqué en justice par le sieur Bonganga Djema Freddy estimant n’avoir pas été impliqué dans la démarche.

Ce dernier convoquera à son tour et à la va-vite les mêmes assises pour en sortir une liste proclamant le candidat Kadima Kazadi Denis en tête. Un jugement vient d’en être rendu par le Tribunal de grande instance de la Gombe. Mais là n’est pas la question. Le plus douloureux, c’est de constater l’incapacité des acteurs et leaders de la société civile à s’entendre autour d’un poste à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Comment faire confiance à des acteurs qui se fragmentent aussi lamentablement offrant à la société une image de grande désolation. La question reste pendante. Seul le bureau de l’Assemblée nationale tranchera sur les deux procès-verbaux, sans quoi le blocage va perdurer.

Les femmes aussi se divisent pour la CENI

Alors que l’on le croyait symptomatiquement chassé des pratiques de la société civile, voilà que le virus refait surface au sein des organisations de défense des droits des femmes. Elles, aussi, nous présentent le même scénario. Des assises tenues en bonne et due forme sous les auspices du Cadre de Concertation de la Femme Congolaise (Cafco) ayant consacré trois des leurs sur la liste se sont vues immédiatement contestées par un petit groupe venu de nulle part.

Le procès-verbal transmis en toute régularité plébiscite les dames Justice Ngalula créditée de 18 voix, Tatiana Nguya avec 12 voix et Jeanne Nzuzi avec 11 voix. Ici encore, il faut s’attendre à un procès. Etant entendu que la question de la Ceni porte de plus en plus des germes de conflictualité caractérielle. Dans ce dossier l’on cite également des mains noires et des kamikazes politiques qui pousseraient à la confrontation des femmes afin de reconsidérer la procédure de désignation. Malheureusement pour les tireurs des ficelles, les leaders femmes se sont dorénavant soudées derrière leurs déléguées légitimement élues pour crédibiliser la sous-composante. Ici, il ne sera plus question de trancher un différend mais de prendre acte de la liste pour éviter de verser dans des velléités dégradantes de tribalisme et des divisions inutiles. Le temps presse.

FCC – CACH et LAMUKA garderont le gros morceau

Selon la loi, la coalition au pouvoir désignera six membres à la CENI. Ils détiennent les postes les plus juteux tels que la Vice-présidence, la questure et le poste de rapporteur adjoint de la Commission. Les noms demeurent difficiles à déchiffrer. Le professeur Adolphe Lumanu Mulenda Bwana Nsefu ayant été littéralement combattu et sa candidature annoncée a été rabrouée. Impossible dans ces conditions qu’il succéde au puissant Pprdien Norbert Basengezi Katintima. Rien ne filtre à ce jour pour savoir si la plateforme de Joseph Kabila Kabange reconduira de force le député Lumanu ou se résoudra de désigner une autre personnalité à la place. Car, le nom de Clément Kwete, actuel ministre du portefeuille avait déjà circulé sans aucune confirmation pour les mêmes charges.

Une chose est sûre, les compétences ne manquent pas au FCC pour combler ce vide. La majorité parlementaire souffre uniquement de l’avarice de certains de ses caciques qui chercheraient à tout prix à tout prendre, nous renseignent des observateurs proches de la coalition.

Au CACH, aucun nom n’a été avancé jusqu’ici. Il s’observe uniquement un activisme politique chez Jacquemin Shabani pour avoir organisé tout dernièrement des assises sur la programmation stratégique de l’Udps pour les élections de 2023. Théoriquement, le FCC pourrait se tailler la part du lion en proposant un candidat Vice-président, le poste de questeur devant logiquement revenir au CACH et celui de rapporteur adjoint au FCC. Les deux grandes forces politiques désigneront également trois personnalités en qualité de membres de la plénière de la Ceni.

Quant à Lamuka, deux postes importants lui revient de droit au Bureau à savoir celui du rapporteur de la Ceni et celui du questeur adjoint. Un de ses délégués devant siéger dans la plénière. Le tout, une fois la société civile (sous-composante confessions religieuses) arrivait à concrétiser son choix pour la présidence de l’institution.

Landry Amisi

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